Wednesday, 15 August 2012

Léo Marjane Centenary: The Woman Who Had The Nerve Of The Devil

Marjane celebrates her centenary next week. An astonishing woman who introduced the song 'In The Chapel In The Moonlight', she was massive in France before the last war, then during the Occupation took up with a high-ranking German general, with whom she was frequently seen riding through the streets of Paris in an open-topped carriage. Her theme song by then was 'J'ai donné mon ame au diable'--'I gave my soul to the devil', and many believed that she really had. Marjane was of course not alone. Danielle Darrieux and Arletty all were 'very close' to the Germans--Arletty had her head sheaved--while the other French entertainers did their nit to help the Maquis and the Résistance. Mistinguett raised money for Jewish people forced to flee to the South. The kommandantur was very close to her apartment on Boulevard des Capucines, and once for a bet she emptied a chamber pot over the head of the German guard posted under the window. Josephine Baker worked for the Résistance, as did Piaf--chartering a ship to bring gay and/or Jewish escapees from the camps to Britain. But while Piaf and Damia openly sang 'Tout fout le camp' (slang for eff off!), Marjane sang her devil song, and after the Liberation was more or less forced into exile. For many years she lived in Britain--well, you know this country, they'll take in anyone! Even so, she was a great singer and should be at least remembered for her sterling work, if not for her beliefs. And how many of us would like to be as lively as she is, in her centenary video, when we hit the ton!
14/08/2012 à 14:01

Léo Marjane, chanteuse des années 40, aujourd'hui centenaire pétillante

Elle aura 100 ans le 26 août mais Léo Marjane, vedette de la chanson française des années 40, aujourd'hui retirée dans sa maison de Barbizon, garde une énergie et un enthousiasme débordants, se remémorant "un succès mondial" auquel elle ne "s'attendait pas".

Photographe : Bertrand Guay :: Léo Marjane pose le 7 août 2012 avec deux de ses disques, dans sa maison de Barbizon, en région parisienne photo : Bertrand Guay, AFP
"Quand j'étais petite, je suivais des cours de chant, de violon et de piano, la chanson est venue plus tard, à 15 ans, en 1927. J'ai participé à un concours à l'Alcazar de Marseille, j'y ai chanté et j'ai gagné", raconte avec une légère émotion cette belle femme aux yeux bleus, délicatement maquillée, les cheveux blanc au carré impeccable.
Dès 1932, Léo Marjane grave ses premiers disques. En 1937, avec sa voix chaude et envoûtante de contralto et sa diction au phrasé jazzy très moderne, elle enregistre son premier grand succès, "La Chapelle au clair de lune".
"Le disque se vendait comme des petits pains, ça a été un véritable succès", se remémore, l'oeil malicieux, Léo Marjane, de son vrai nom Thérèse Gérard.
Puis "tout s'est enchaîné": elle chante à Bobino, à l'ABC, chez O'Dett, ou encore au Shéhérazade, des établissements plus intimistes où elle séduit petit à petit un public de plus en plus fidèle.
"Je ne m'attendais pas du tout à un tel succès. Je ne l'espérais même pas, j'avais du mal à le croire. La célébrité est difficile à accepter et c'est presque un handicap", assure-t-elle.
Elle met ensuite le cap sur les Etats-Unis et sillonne le pays durant cinq ans. "A Washington, c'était la première fois que je voyais ce qu'était une +standing ovation+: la salle était debout, m'acclamant avant même que je ne chante. C'était très émouvant. Seuls les Américains savent faire ça, c'est un public extraordinaire", affirme Léo Marjane avec fougue.
Son amie Line Renaud explique qu'elle "doit beaucoup" à Leo Marjane. "Avec deux de ses chansons, qui étaient de Loulou Gasté, j'ai remporté ma première audition", raconte la comédienne et chanteuse, émue, à l'AFP.
"En avance sur son temps"
"Elle était mon idole, une chanteuse en avance sur son temps. Elle était originaire du Nord, ce qui pour nous était très important car cela signifiait qu'on pouvait devenir artiste même en venant de cette région", se rappelle Line Renaud.
En 1941, Leo Marjane connaît un "succès "mondial", "extraordinaire", avec "Seule ce soir", une chanson où se reconnaissent ces Françaises dont le mari est prisonnier de guerre en Allemagne.
À la Libération, on lui reproche d'avoir chanté dans des cabarets fréquentés par des officiers allemands et à Radio-Paris. Elle est jugée et finalement acquittée.
"On a dit beaucoup de bêtises sur moi, ils ont voulu me démolir", dit-elle: "Quand on est en haut de l'affiche, on essaie de vous descendre mais pourquoi démentir quand ce n'est pas vrai ?"
Nouvel exil aux Etats-Unis. En France, la chanson est en pleine mutation. A son retour, elle raconte "ne plus être à (sa) place" : "ça avait changé, on ne s'habillait plus pour entrer sur scène, je n'avais plus envie de faire ce métier", confie-t-elle, contemplant son grand jardin parsemés de rosiers.
Une nouvelle vie débute. Elle épouse le baron de la Doucette et se consacre à l'élevage des chevaux, à Barbizon. "J'aime la forêt, la nature et je faisais encore du cheval il y a trois ans", relate fièrement Léo Marjane, désormais entourée de son coq César, ses six poules et son berger allemand Raja, "le maître de la maison".
Cette vieille dame pétillante, qui dit aimer Julien Clerc ou "la petite bretonne" Nolwenn Leroy, fêtera ses 100 ans le 31 août lors d'un hommage organisé par la mairie de Barbizon. Une compilation de 100 titres est également en vente pour l'occasion.

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